Les Anecdotes d'un Aindien

27 novembre 2015

Homosexualité et évolution : Question à Léo Grasset

Bonjour Léo,

Il y a une question que je me pose depuis quelques temps, à laquelle je n'ai pas encore de réponse. C'est une question de biologie mais aussi sur l'évolution, l'amour et le sexe, alors en moins de deux minutes j'ai évidemment pensé que c'est à toi que je devais l'adresser. Cette question, c'est :

A quoi servent les homosexuel ?

Évidemment au premier abord on dirait juste une blague homophobe, mais c'est une vrai question que je pose d'un point de vue évolutionniste. Il y a des homosexuels chez les hommes comme chez les animaux (singes, chiens, ...). Ce n'est pas une anomalie, c'est bien dans notre nature. De plus, la proportion d'homosexuels dans la population semble rester stable à travers l'histoire, ce qui me fait penser qu'ils ne sont pas issus d'un facteur culturel, mais bien génétique.

Mais alors, quel est leur rôle dans l'évolution ? Par analogie, Bruce Benamran explique dans sa vidéos sur les gauchers que ceux-ci sont présents dans la population dans une proportion précise car être gaucher procure un avantage compétitif dans une population de droitiers. Par contre le fait d'être gaucher n'est pas un caractère héréditaire, et pour des raisons évidentes... le fait d'être homosexuel non plus.

En bref, d'après la théorie de l'évolution, il y a des homosexuels parmi les Humains car cela a donné un avantage compétitif à la survie de l'espéce par rapport à une société d'Humains sans homosexuels. ...mais pourquoi ?

Au passage je me pose pas mal de questions sur les animaux :
* Quelles espèces d'animaux ont des individus homosexuels ?
* Est-ce que colas a une collections d'animaux homos qui bèsent à côté de sa collection de dinos qui baisent ?
* Les espèces animales avec des homosexuels ont-elles un ancêtre commun chez qui serait apparu ce caractère ?

Si tu trouves la question intéressante, je serais très heureux que tu arrives à satisfaire ma curiosité. J'espère que je ne suis pas le premier à me poser cette question et qu'il y aura au moins quelques éléments de réponse dans la littérature scientifique.

Baptiste

 

P.S.: Tant qu'on y est, si jamais cette question t'inspirait pour une vidéo, ce serait une belle occasion de calmer ceux qui croient encore que l'homosexualité n'est pas naturelle.

 

Posté par bapt01 à 19:01 - Commentaires [1] - Permalien [#]


25 octobre 2015

Le skate sur sol mouillé, c'est possible !

On vous l'a dit quand vous débutiez, on vous l'a répété, "Surtout ne prends pas ta board quand le sol est mouillé !". ...et on vous a dit ça pour de bonnes raisons.

Premièrement les roulements à bille et l'humididé ne font pas bon ménage. Roulez 15 minutes sur route mouillée, laissez reposer votre board une nuit, et voilà le résultat, des roulements complètement rouillés qui ne tournent plus. De plus les skates et longboards sont généralement en bois, un matériau qui n'aime pas l'eau. Alors oui, votre board est protégée par la peinture et le vernis, mais elle ne le sera pas indéfiniement. Avec le temps, les chocs, les failles, si on roule régulièrement sur route humide, l'eau finit forcément par rentrer. Inévitablement la planche pourrit et finit par casser.

                                  Source: Externe

"Bon, quand c'est l'été le sol sèche en 5 minutes, mais maintenant que l'automne est arrivé, il suffit d'une petite pluie le matin et le sol reste mouillé toute la journée ! Si j'utilise ma board pour me déplacer, je peux pas attendre qu'il fasse beau ! Comment je fais quand c'est mouillé ? J'ai pas appris à rider pour me retrouver piéton !"

Pas de panique, il existe une solution à tous ces problèmes. Laissez-moi vous présenter la board de pluie, résumée par six caractéristiques.
1 - Une planche large et trucks étroits
2 - Des pads inclinés
3 - Des roulements à billes en céramique
4 - Des Shark Wheels
5 - Une planche en plastique
6 - Un design en taches

Problème n°1 : L'eau envoyée par les roues

La première préoccupation du rider sur route humide, c'est de ne pas se prendre l'eau dans la gueule. En effet si le design de votre board laisse dépasser les roues, celles-ci vont projeter l'eau en l'air dès que vous prendrez un peu de vitesse, et vous voilà couvert d'eau sale en 2 minutes alors qu'il ne pleuvait même plus.

La mauaise idée  : les Wheel Shields. Cet accessoire fraichement arrivée en france a été inventé par un jeune skateur américain, qui les commercialise depuis que son projet a été financé sur Kickstarter en 2013. Ils sont censés permettre de poser le pieds sur les roues et protéger les roues des chocs, et surtout se protéger des projections d'eau. (plus de détails ici) Je les ai testés, et ça a marché... 10 minutes. J'ai beau serrer ces trucs comme un malade, dès que je prends un peu de vitesse les vibrations les font se dévisser. Il y a peut-être quelque-chose que j'ai mal fait, mais en tout cas pour moi ça ne marche pas. De plus les Wheel Shields pèsent 500g. Ce n'est pas extrêmement lourds mais si on peut s'éviter de rajouter un demi kilo au poids de la board c'est toujours ça de pris.

formeLa solution : un plateau large aux extrémités et des trucks étroits pour que les roues ne dépassent pas du plateau. (Mes trucks font seulement 160mm.) Pour éviter que vos roues ne touchent la board pendant les virages vous aurez probablement besoin de pads. Je recomande les pads inclinés qui, bien positionnés, permettent de mieux éloigner les roues du plateau sans trop le réhausser pour autant.

idee 3

Si vous ne savez pas dans quel sens mettre les pads inclinés, il existe un très bon tuto pour ça.

 Problème n°2 : L'usure des roulements

Pour les roulements, la solution est sans aucun doute la séramique. Je vous rassure on ne parle pas de porcelaine, mais d'un type de céramique spécialement conçu pour ses propriétés techniques. La céramique est connue pour sa résistance, mais elle présente cet autre avantage sur le métal : pas de rouille ! Personnellement j'ai pris les Bones Ceramic Reds. Ce ne sont pas les moins chers, mais après plusieurs sessions sur route humide et dans la poussière, ils sont toujours là, plus rapides que jamais.

idee 3Pensez aussi à utiliser des speed rings et bearing spacers (entretoises) pour améliorer la durée de vie de vos roulements.

Problème n°3 : L'adhérence

Shark Wheel perspectiveBonne nouvelle, il existe une roue spécialement conçue pour la pluie, la Shark Wheel. Non, la Shark Wheel n'est pas carrée mais bien ronde, l'aspect carré est dû à un effet de perspective. Ce type de roues est arrivé en France il n'y a pas très longtems aussi. Sa principale caractéristique est qu'elle n'est pas lisse mais pleine de rainues comme les pneus des voitures. Cela limite fortement le risque d'aquaplaning, mais aussi le risque de dérapage sur les petits cailloux qui auront tendance à passer dans les rainures.

idee 3

Attention, les Shark Wheels ne font pas tout ! Même bien équipé, quand la route est mouillée, allez-y molo dans les virages, sinon gare au dérapage ;)

Problème n°4 : L'usure du bois

L'usure du bois est l'un des problèmes liés à l'eau. Pour le résoudre, la solution évidente semble être la planche en plastique... ou toute autre matière qui résiste à l'eau. Il est assez commun de trouver des cruisers en plastique... mais pour les longboards c'est moins fréquent, alors chacun doit trouver sa solution. Dans mon cas, j'ai trouvé sur le bon coin une annonce proposant des planches découpées dans des snowboards. (La page facebook de celui qui l'a fablriquée est ici.)

Problème n°5 : La saleté

Le problème quand on se balade sur route muoillée n'est pas seulement l'eau, mais toute la boue et les petites poussières qu'elle transporte. Qui a déjà vu une flaque propre ? Évitez donc les grandes plages de peinture unies et choisissez plutôt un design plein de petites tâches. Les traces de saleté passerons complètement inaperçues, comme des taches de boue sur un militaire, efficacité garantie.

...et voilà le résultat ! Ça fait bientôt un an que j'utilise cette board quand il ne fait pas beau. Les roulements tournent toujours à merveille. La boue reste légèrement dans le grip là où je pose mes pieds, mais ça ne se voit pas trop.

DSC03813 DSC03815

Bon, c'est vrai que suivre intégralement ce tuto peut vous coûter bonbon. 70€ pour les roues, 30 à 100€ pour les roulements, de nouveau trucks... la note totale risque d'être salée. D'un autre côté, si être capable de rouler en toutes circonstances vous permet de faire l'économie d'un abonnement aux transports en commun, alors votre board de pluie sera vite rentabilisée.

Dans tous les cas, n'oubliez pas de rester prudents. Quel que soit le matos, une route mouillée sera toujours beaucoup plus glissante qu'une route sèche.

 

Posté par bapt01 à 12:29 - Commentaires [0] - Permalien [#]

18 mars 2014

Donner rend plus heureux que recevoir

à fond les ballons, comme d'hab'

Dimanche soir, il est minuit pile quand je finis mon dernier verre avec Jocelyn. Je récupère mon sac pour partir. En sortant de l'immeuble je saute sur mon skate et accélère aussitôt, bien décidé à arriver chez moi le plus rapidement possible, pensant à mes 8 heures de sommeil pour bien attaquer la semaine de travail qui commence dès demain. Après seulement 50 mètres je vais déjà à toute vitesse mais une silhouette m'intrigue à côté de l'arrêt de bus, un homme à quatre pattes. Et si c'était seulement un vieux qui avait besoin d'aide pour se relever ? Je fais demi-tour au risque de perdre quelques minutes.

Je découvre là un homme immobilisé, ne parvenant pas à atteindre son sac à un mètre de lui. "La vie est simple, mais ce sont les autres qui la compliquent." Jolie phrase, mais cela ne me dit pas s'il a besoin de mon aide. Veut-il que je le relève ? que je lui donne son sac ? "Je suis divorcé, c'est difficile vous savez." Dit-il toujours sans bouger. En plus d'être divorcé, le pauvre homme se trouve à un arrêt de bus avec une odeur de pisse particulièrement forte. Quand je lui demande s'il veut prendre le bus, il m'explique qu'il doit prendre le C17 pour rentrer chez lui, car à pieds ce serait trop long. Je veux bien le croire, il a tellement bu qu'il ne peut pas se redresser sur ses deux jambes.

Je vais voir les horaires du bus et je découvre que le prochain passe dans 30 minutes alors j'hésite. Je me demande comment je peux aider cet homme à récupérer un peu de dignité sans passer une demi-heure ici. "La vie est simple, mais ce sont les autres qui la compliquent." Est-ce une demande ? Qu'est ce qu'il attend de moi ? J'essaie de le redresser pour qu'il puisse au moins prendre place sur le banc de l'arrêt de bus, mais il préfère rester près du sol. C'est en effet un bon moyen d'éviter une chute. "Ahalal, l'alcool ça fait du mal. On crois que ça ira mieux mais ça n'arrange rien de boire comme ça." Au moins l'homme est conscient de sa condition. Il continue de parler. "Je suis noir, mais je suis un militaire français . J'ai dû me faire opérer de la hanche à l'hôpital Desgenettes. Ah vous ne connaissez pas l'hôpital Desgenettes ? Eh bien c'est là que ce font soigner tous les militaires qui ont été accidentés. Vous pouvez leur demander, je me suis fait opérer de la hanche."

...et si je restais ?

Arriver tôt dans son lit ou éviter à un homme de passer la nuit à quatre pattes dans la rue ? Cela me semble évident maintenant. Je me demande encore pourquoi je me suis posé la question si longtemps. J'attends le bus. Ma seule erreur est d'avoir hésité. "Mes enfants habitent dans l'immeuble juste ici, mais je ne peux pas les voir. Je dois prendre un rendez-vous pour voir mes propres enfants, vous imaginez ?" Il veut certainement que je comprenne pourquoi il a bu autant. Il a honte. "Ne me laissez pas, aidez-moi à monter dans le bus." Le bus part dans la direction opposée à la mienne, je reste quand même.

Après un moment il se décide enfin à aller vers le banc de l'arrêt. Quand il avance en rampant  je comprend à la trainée derrière lui qu'il n'est pas pour rien dans l'odeur d'urine qui embaume l'endroit. "J'attends ma fille, elle devait m'amener mon portable." L'histoire ne dit pas si ça fille avait vraiment l'intention de venir. Je vois finalement le bus arriver, et je m'en sors tant bien que mal pour faire signe au chauffeur tout en aidant l'inconnu à se relever. Nous parvenons à monter.

"C'est dieu qui vous a amené à moi. Ce n'est pas un hasard si vous m'avez vu en passant." Dieu ou pas, je ne peux pas le laisser là. Après être descendus du bus je continue de le tenir. Au moins il arrive à rester debout. Nous arrivons finalement chez lui. Il est extrêmement reconnaissant pour mon aide. Nous nous quittons chaleureusement. Finalement c'était un bon moment, une rencontre.

"La vie est simple, mais ce sont les autres qui la compliquent." Je n'en crois pas un mot. Je crois plutôt que la vie est compliquée, mais que dans certaines situations on a besoin de la voir simplement et de la résumer à un proverbe ou une belle phrase. Il est déjà 1H30 mais je repars satisfait, sans culpabilité, ni inquiétude pour cette silhouette à côté de l'arrêt de bus que j'ai failli ignorer. Ma seule erreur est d'avoir hésité.

En guise de récompense j'ai toute la route pour moi, et pour seul bruit celui de mes roues sur le bitume du cours Émile Zola dans le silence du dimanche soir. Je roule avec une certitude : donner rend plus heureux que recevoir.

 

Et comme je ne suis pas toujours dans le rôle de celui qui donne mais aussi parfois de celui qui reçoit, je dédie cet article à toutes les personnes qui m'ont hébergé cet hiver quand je n'avais pas vraiment prévu d'endroit où loger. Merci.

 

Un autre blog avec des récits de rencontres originales : Un Aindien en Irlande.

Posté par bapt01 à 10:55 - Commentaires [4] - Permalien [#]